Mohamed El Khatib n’a pas été l’assistant de Wajdi Mouawad. A intitulé son dernier texte Tous les tchétchènes sont pas des menteurs. A vécu à Mexico. Réalise des courts métrages. Attend impatiemment d’être victime de discrimination positive. Recherche encore activement la part de vivant dans le spectacle vivant.
Comme tout auteur qui se respecte, il monte ses propres textes. Par engagement poétique et politique a priori mais surtout « parce que personne d’autre ne veut le faire ».
Il co-fonde en 2008 le collectif Zirlib réunissant danseurs, acteurs et plasticiens autour d'un postulat simple : l'esthétique n'est pas dépourvue de sens politique.
La pièce À l’abri de rien signe l’acte de naissance littéraire et scénique de Zirlib à travers la seule question qui vaille la peine d’être traitée, avec tendresse, au théâtre, la mort.
Le reste de son parcours ne sera que variations sur le sujet.
Sa résidence à L’L lui permettra de développer une recherche autour des écritures de l’intime et d’en explorer jusqu’à épuisement différents modes d’exposition anti-spectaculaires. Son chantier Conversation interrogera le passage de la langue maternelle à la langue théâtrale.
