Sophie Rousseau

Après des études universitaires en Histoire, Sophie Rousseau se forme au théâtre par une fréquentation assidue des salles de spectacle et la participation à des ateliers dirigés notamment par Dominique Surmais, Jean-Michel Rabeux, la Cie Hendrick Van der Zee, Stephan Suschke ou Catherine Epars. Elle réalise ensuite de nombreux assistanats à la mise en scène : Lorent Wanson, Groupov, Pietro Varrasso, Alain Barsacq et, surtout, Jean-Michel Rabeux dont elle est l’assistante de 1999 à 2007.£
En 2003, elle réalise à La Rose des Vents (Villeneuve d’Ascq) sa première mise en scène : Notre besoin de consolation est impossible à rassasier, de Stig Dagerman. Trois ans plus tard, elle signe un second travail : Médée-Matériau, de Heiner Müller.
En 2007, elle devient artiste associée à La Rose des Vents – Scène Nationale de Lille Métropole et crée C’est trop délicieux pour être de chair et d’os, une adaptation de Roméo et Juliette de William Shakespeare.
En 2009, elle entame à La Rose des Vents et à La Ferme du Buisson, un laboratoire de recherche à partir de textes de Jean Genet, d’Ulrike Meinhof, de Franca Rame et de Dario Fo. Un processus qu’elle poursuit en entrant en résidence à L’L en mai 2010 et qui aboutit en novembre de la même année à la création de Quel chemin reste-t-il que celui du sang ?
Entre 2011 et 2013, elle mène deux projets de territoire avec la compagnie de Jean-Michel Rabeux à Bondy et à Pantin, et commence un travail avec des personnes âgées et des jeunes gens au Bateau Feu, Scène Nationale de Dunkerque, le tout en vue d’une nouvelle création, Chacun vaque à son destin. Un ouvrage éponyme retrace cette aventure intergénérationnelle, une petite forme scénique également, ainsi qu’un texte d’Antoine Lemaire inspiré par ces échanges.
Depuis, elle a créé un spectacle jeunes publics, L’Ondine du Lac, à partir du texte de Grimm, et continue de développer des projets de territoire avec la compagnie de Jean-Michel Rabeux, notamment à Pantin, Drancy et Bobigny.

Parcours à L’L
Suite à une proposition d’un partenaire de L’L à l’époque (Didier Thibault, directeur de La Rose des Vents, à Villeneuve d’Ascq), Sophie Rousseau rejoint en mai 2010 le processus d’accompagnement de L’L avec un projet déjà en gestation depuis 2009 (en partenariat également avec la Ferme du Buisson) autour de textes de Jean Genet, d’Ulrike Meinhof, de Franca Rame et de Dario Fo. Après cinq semaines de recherche à L’L, espacées sur cinq mois, le processus aboutit à la création de Quel chemin reste-t-il que celui du sang ?, en novembre 2010, à La Rose des Vents.
En juin 2011, Sophie Rousseau entame un deuxième processus de recherche à L’L. Un processus fait de périodes de résidence largement entrecoupées pour permettre à l’artiste de prendre le temps nécessaire afin de cadrer plus précisément ses envies et intentions pour cette recherche qu’elle intitule pour l’heure, Roule ta route.

 

Après un processus de recherche (juin 2011 – mars 2015) fait de périodes de 6 résidences largement entrecoupées pour  prendre le temps de cadrer plus précisément ses envies et intentions, Sophie Rousseau a abouti au désir de création d’objets de plateau. Le souhait de les concrétiser arrête donc le processus de recherche à L’L pour donner vie à ces spectacles.