Première Ligne | EXPO#9

PREMIÈRE LIGNE - saison 3

Expositions de jeunes auteurs photographes et formation au commissariat en milieu culturel
Direction artistique: Jean-Marc Bodson

Pour tous les créateurs, la première ligne est sans aucun doute la plus difficile à écrire. Surtout quand cette première ligne amorce un curriculum vitae. C’est sans aucun doute aussi la plus décisive, car elle est la clé des expériences à suivre…Cette possibilité de « première ligne », L’L la propose depuis toujours à de jeunes artistes des arts du spectacle. Depuis 2012, sur une proposition de Jean-Marc Bodson, L’L s’ouvre désormais également à l’art photographique, et donne chaque saison à trois jeunes auteurs photographes l’occasion non seulement d’exposer, mais aussi d’être conseillé et parrainé pour la circonstance. Chacune de ces expositions est confortée soit par des collaborations avec d’autres institutions – le maillage offrant souvent l’occasion de prolonger les expériences – soit par une publication, soit par des ouvertures à d’autres mediums.


EXPO #9 : du 27.03.2015 au 30.04.2015
AKKAR | Constance et Philippine Proux

Akkar. Univers sonore sombre et saturé. Une attaque franche et directe en A Majeur. L’élan est coupé net par un obstacle en k d’autant plus fort qu’il est redoublé. Subtil jeu de miroir et résonance en a mineur, l’écho affaibli se meurt sur un r aussi léger qu’un souffle en partance pour l’au-delà.

aKkar. Région périphérique et montagneuse du Nord du Liban. Voix de la terre, nature minérale et végétale, lumineuse sérénité, loin des tensions contemporaines. Une immuabilité biblique, à l’image de ces oliviers dans la tempête.

akKar. Environ 250.000 habitants dont 60%, selon les critères de l’ONU, vivent en dessous du seuil de pauvreté. Afflux massifs de réfugiés syriens dans un contexte de précarité économique et de tensions confessionnelles. Voix des êtres, libanais ou syriens, dont la force vitale s’impose malgré la fragilité de leurs conditions de vie.

akkAr. Narration d’histoires et de trajectoires individuelles. Voix des objets. Ceux emportés dans leur fuite par les réfugiés syriens et qui rappellent tendres souvenirs ou terrifiantes histoires de guerre.

akkaR. Doutes et enthousiasme, épouvante et moments de grâce, perception et reconstruction. Voix plus personnelle qui s’interroge sur la juste distance à adopter.


Photographies
 Constance Proux
Textes Philippine Proux

ADRESSE
Chaussée de Wavre 132 à 1050 Bruxelles | +32(0)2 512 49 69+32(0)2 512 49 69
HORAIRES D’OUVERTURE
* vernissage jeudi 26.03.2015, de 18h à 20h
* à partir du 27.03.2015 jusqu'au 30.04.2015 inclus, du lundi au vendredi, de 9h à 17

 

Biographies

Constance Proux est photographe française de 24 ans qui vit et travaille entre la Belgique et le Liban. Après une licence de lettres modernes à la Sorbonne, elle opte pour la photographie et intègre l’ERG à Bruxelles puis, l’année suivante, LE 75 (sortie diplômée en 2014). Au cours de ses voyages au Liban, elle s’intéresse à la notion de frontière. En 2013, elle autoédite Carnet Liban qui traduit, sur un mode impressionniste, les espaces, les rencontres, les étonnements suscités par l’enchevêtrement de ces frontières. Elle a réalisé ensuite un travail sur la question des réfugiés Syriens dans la région du Akkar au Nord du Liban en collaboration avec Philippine Proux. Membre du collectif de photographe La claque, et du Studio photo ça va.

Philippine Proux, née en 1986 à Paris, poursuit actuellement un doctorat en sciences sociales à l’Ecole Normale Supérieure de Cachan. Elle travaille sur les interactions entre acteurs religieux et acteurs des politiques publiques urbaines dans les quartiers défavorisés des métropoles européennes à Paris et à Berlin.