
Septembre
Le Centre de Recherche et d’Expérimentation en Pédagogie Artistique (CREPA) présente
La Nouvelle Ecole des Maîtres / Matthew Lenton
Spectacle de clôture
« Wonderland »
Pour sa 19ème édition, la Nouvelle Ecole des Maîtres a confié à l’écossais Matthew Lenton la direction de quinze jeunes comédiens belges, français, italiens et portugais. Après un mois de stage à Udine et Naples, L’L accueillera le résultat du stage le samedi 11 septembre pour une représentation de « Wonderland ». A l’instar d’Alice et son pays des merveilles, Lenton invite les élèves à plonger dans un monde inconnu. En stimulant la curiosité, l’imagination et l’improvisation, il les amène progressivement à créer leur propre « Wonderland ». Pour la Communauté française, le public aura l’occasion de découvrir les comédiens Gabriel Da Costa (INSAS), Lara Hubinont (Centre d’études théâtrales – UCL), Séverine Porzio (INSAS) et Anja Tillberg (Conservatoire Royal de Liège).
Réservations: 02 512 49 69
LA MAIN DANS LE SAC
Bojan est un jeune homme de 16 ans qui a commis un vol. Le rapport de police est clair : il a été pris « la main dans le sac ». Témoins, photographies, rien à dire. La vérité est donc très simple. Mais un avocat vous dira que toute vérité, non démontrée,… n'existe pas.
Une invitation à douter de nos évidences et de notre propre jugement.
T-WALL
"T-Wall propose une étude sur les « no man’s land ».
Cette pièce a comme point de départ la confrontation avec une zone singulière obéissant à ses propres règles où tout peut se produire à chaque seconde, agissant comme révélateur de nos pulsions profondes.
Ces lieux chargés de particules nocives et de spectres d’une violence imminente existent, à l’image de la zone interdite autour de Tchernobyl ou de la DMZ coréenne (zone démilitarisée du 38e parallèle) ou de toutes les autres frontières conflictuelles.
Un espace comparable au triangle des Bermudes où le calme plat côtoie les mystères et amorce les désastres, une zone comme l’a pu être Hiroshima…"
Equipe: Emmanuel Eggermont, Jihyé Jung, Oscar Lozano
"Il y a maintenant une dizaine d'années, je suis parti au Sénégal pour y réaliser un documentaire. Face à la réalité brute, l'utilisation du cadre puis du montage me sont apparus comme des manipulations extrêmement violentes de la réalité à laquelle je m'étais confronté. Sans doute le problème éthique soulevé par cette expérience était une question de distance : j'étais apparemment très proche, mais en fait très loin derrière le cadre ou le banc de montage. Cette question est restée en suspens jusqu'à ce que je décide de chercher un autre rapport, plus direct.
Le projet documentaire et fiction tentera dans un premier temps d'établir des connections entre documentaire et performance et cherchera des formes hybrides qui seront la transposition des problématiques documentaires sur scène. Cette première phase de recherche est l'occasion de confronter collectivement de points de vue et des propositions créées à partir de différents documents amenés par les participants. L'une des pistes, qui est à l'origine du projet, est la recherche d'une forme de documentaire n'utilisant ni images ni sons enregistrés, mais seulement le récit oral et le corps."
Il est accompagné au cours de cette période par Beatrice Balcou, François Brice, Varinia Canto Villa, Jean-Phillippe Convert, Kim-Lien Desault, Sebastian Dicenaire, Benoît Police, Olivier Toulemonde...
QUEL CHEMIN RESTE-T-IL QUE CELUI DU SANG?
Le point de départ du labo est le texte de Dario Fo et de Franca Rame Moi, Ulrike, je crie…Il pose des questions qui résonnent particulièrement en notre si belle époque.
Quel chemin reste-t-il que celui du sang ?
Jusqu’où la violence est-elle nécessaire pour être entendue ?
Il ne s’agit pas, dans le travail, de justifier la violence armée de la Fraction Armée Rouge mais de chercher à la comprendre.
Ulrike Meinhof empreinte une voie que je ne prendrais jamais mais je comprends son indignation, ses dénonciations et son rêve.
Cette position radicale ne va pas sans poser de questions auxquelles il est juste de se confronter aujourd’hui :
Quand un système est vécu de façon inégalitaire et sans espoir d’en sortir, comment s’étonner qu’il y ait un recours à la violence comme mode de résistance ?
A quoi correspond ce choix radical ?
Pour notre génération, comment se fait-il que l’idéal politique d’une société plus juste semble à ce point utopique ? Quelle utopie nous porte alors?
Autant de questions qui jalonneront notre recherche.
D’après des textes de Dario Fo et Franca Rame, Ulrike Meinhof, Jean Genet, Camus.
Mise en scène : Sophie Rousseau
Distribution :Eline HolbØ-Wendelbo, Magdalena Mathieu et Madalina Constantin
Partenaires : La Rose des Vents – Villeneuve d’Ascq et (en cours)
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